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SENEGAL – L’imam Ndao et 31 co-accusés jugés pour terrorrisme


Le palais de justice de Dakar a vu s’ouvrir un procès historique dans le cadre de la lutte contre le terrorisme cette semaine (c)rfi.fr

 

Actualité Sénégal (Africapostnews) – Un procès historique s’est ouvert hier à Dakar, après deux reports d’audience. En effet, l’Imam Ndao, en prison depuis deux ans pour ses prêches radicales est poursuivi avec 31 autres hommes et femmes pour terrorisme présumé. Ils sont soupçonnés d’avoir tentés de mettre en place des cellules djihadistes au Sénégal. 

Le 15 février dernier, Me Moussa Sarr déclarait au site Seneweb ne pas douter de l’innocence de son client, l’imam Ndao et considérer ce procès comme la preuve d’une cabale menée contre l’Imam. L’avocat avait alors déclaré «Cette globalisation processuelle viole manifestement les règles qui gouvernent la procédure pénale et même la présomption d’innocence. Tout ça, parce que l’Etat du Sénégal voulait, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, et au vu des financements, justifier les moyens reçus».

De nombreux médias reprennent cette affirmation et semblent considérer que ce procès d’envergure surprenante a pour seul but de montrer la capacité de l’Etat Sénégalais à lutter contre le terrorisme.

Les charges sont multiples, certains seraient recruteurs, d’autres reviendraient de Syrie, d’autres encore seraient en liens avec Boko Haram. Des arrestations ont été faites en Libye, au Nigéria, en France et aux Etats-Unis, les prévenus ne se connaissent pour la plupart pas et les avocats commis d’office affirment que les dossiers d’accusation sont vides.

Il existe de nombreuses inquiétudes d’ordre procédural dans cette affaire. En effet, ce procès qui semble de plus en plus politique attire l’attention des organisations de Défenses des Droits de l’Homme qui restent vigilantes.

Le 14 février dernier, le procès avait été renvoyé suite à la nomination d’un nouveau juge, Samba Kane et à la multiplication des contestations liés principalement au nom respect des règles de procédure et des droits de la défense supposés garantir un procès juste et équitable. Les avocats s’étaient en effet plaint de ne pas avoir pu visiter leurs clients ou de ne pas avoir reçu de dossier.  En conséquence, le juge avait accepté le report afin que soient que le procès puisse commencer sous de meilleurs auspices.


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